Lourdes 1858

Bernadette 1844 – 1879
La Sainte repose à
Nevers
|
Je vous salue, Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec Vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il. |
Bernadette
est intimement associée aux plans et aux dessins de Dieu à Lourdes. C’est
pourquoi j’aimerais que vous la connaissiez mieux. Elle est une sainte, mais
aussi une personne toute ordinaire comme vous et moi. C’est son humanité et sa
façon de vivre la bible qui la rend si attrayante. Elle n’avait que quatorze
ans, ne connaissait pas son catéchisme et parlait à peine le français quand
Notre Dame lui est apparue.
La Famille Soubirous


Les parents de Bernadette s’appelaient François Soubirous et Louise Casterot. Bernadette, leur premier enfant est née le 7 janvier 1844. C’est sous le nom de Bernarde-Marie que sa naissance fut enregistrée officiellement. Des six autres enfants qui naquirent ultérieurement, trois moururent en bas âge.
Bernadette n’a jamais joui d’une excellente santé ; elle souffrait d’asthme. Elle aimait beaucoup ses parents et sa famille. Suite à de mauvaises conditions, la famille fut obligée de quitter le moulin où elle habitait. Ils déménagèrent dans un quartier plus pauvre encore. François qui cherchait sans arrêt de nouveaux emplois parce qu’il était très mal payé, eut beaucoup de difficultés à bien prendre soin de sa famille. Louise s’efforçait également de trouver du travail pendant que Bernadette s’occupait des plus jeunes. Elle eut beaucoup de difficultés à suivre les leçons de catéchisme, car elle devait garder les moutons. Elle portait sans cesse un chapelet sur elle ; elle récitait le rosaire, la seule prière qu’elle connaissait.
|
Le temps approchait où Notre Dame allait avoir recours à Bernadette pour communiquer son message au monde. |
Calendrier des 18 apparitions de Notre Dame à la grotte de Massabielle à Lourdes
- 11, 14, 18, 19, 20, 21, 23, 24, 25, 27 et 28 février 1858
- 1, 2, 3 4 et 25 mars 1858
- 7 avril 1858
- 16 juillet 1858
Première apparition – jeudi 11 février 1858
Bernadette (14), sa sœur Toinette (12) et
leur petite amie Jeanne Abadie (13) étaient allées ramasser du bois. Elles
marchèrent jusqu’à la grotte de Massabielle où coule un petit ruisseau.
Bernadette commença à enlever ses chaussures pour traverser le ruisseau quand
elle entendit comme un bruit de tempête. En regardant la grotte, elle vit une
belle Dame vêtue d’une robe blanche et d’une ceinture bleue avec une rose jaune
sur chaque pied. La Dame fit signe à Bernadette de s’approcher. Bernadette était
comme paralysée de peur. Elle prit son chapelet, s’agenouilla. La Dame qui
portait un chapelet avec un grand crucifix brillant commença à réciter le
chapelet. Bernadette voyait que la Dame faisait glisser les grains du chapelet
dans ses doigts, mais ne bougeait pas les lèvres.
La vision dura environ 15 minutes. Bernadette raconta aux autres enfants qui n’avaient rien vu ce qui s’était passé. La mère Soubirous fut aussitôt informée.
Deuxième apparition – dimanche 14 février 1858
C’est le dimanche du carnaval. Bernadette a très envie de retourner à la grotte même si sa mère le lui a défendu. Après avoir beaucoup insisté auprès de sa mère, Bernadette retourne à la grotte avec ses deux amies. Elle emportait avec elle une bouteille d’eau bénite pour en asperger la vision au cas où celle-ci se reproduirait encore. Devant la grotte, les filles s’agenouillèrent et commencèrent à réciter ensemble le chapelet.
Troisième apparition – jeudi 18 février 1858
C’est de très bonne heure que Bernadette
est venue s’agenouiller devant la grotte. Quelques adultes l’ont accompagnée et
lui on remis du papier et un crayon. Bernadette explique à la Dame que les gens
du village souhaitent qu’elle inscrive son nom. Bernadette entend : « ce n’est
pas nécessaire » et la belle Dame lui demande : « Pourrais-tu me faire la grâce
de revenir ici pendant quinze jours ? » Bernadette promit de revenir comme la
Dame le lui avait demandé.
La Dame ajoute : « Je ne promets pas de te rendre heureuse en ce monde, mais bien dans l’autre.- J’aimerais voir beaucoup de monde venir ici. »
Ce fut alors que pour la première fois Bernadette entendit sa douce et merveilleuse voix. Cette apparition devait durer moins d’une demi-heure.
Quatrième apparition – vendredi 19 février 1858
Bernadette n’a maintenant plus peur et est de plus en plus attirée par la grotte. La tante de Bernadette et six ou sept autres dames décident d’accompagner Bernadette. Elles commencent à réciter le chapelet et à peine ont-elles dit trois « Je vous salue Marie » que la Sainte Vierge apparaît. La vision dure environ 30 minutes. Ce 19 février, Bernadette apportera un cierge béni à Massabielle. Elle reproduira le même geste jusqu’à la quatorzième vision le 3 mars 1858.
Cinquième apparition – samedi 20 février 1858
Ce samedi, 30 personnes accompagnent
Bernadette. La Sainte Vierge lui apparaît à nouveau. Bernadette fera peu de
commentaires ; elle se contentera de dire qu’elle a, à nouveau, revu la belle
Dame qui lui a souri.
Sixième apparition – dimanche 21 février 1858
En ce dimanche matin, la centaine de personnes qui accompagnent Bernadette à la grotte ont toutes bien réalisé à quel point Bernadette est touchée par l’apparition. La belle Dame semble contempler le monde entier de ses yeux brillants. Elle dit : « Priez pour les pécheurs ». Dans l’après-midi le commissaire de police, Jacomet, exigera un entretien avec Bernadette. Bien que Bernadette soit restée très calme, le père Soubirous lui a fait promettre de ne plus se rendre à la grotte.
Septième apparition – mardi 23 février 1858
Au cours d’une confession, le père Pomian
explique à Bernadette que personne n’a le droit de lui interdire d’aller à la
grotte. Le père Soubirous finit par accepter que Bernadette puisse retourner à
la grotte. Cette fois, il y aura encore une centaine de témoins, parmi lesquels
le docteur Dozous et autres notables de la petite ville.
Cette fois, la belle Dame enseigne une petite prière spéciale à Bernadette qu’elle gardera secrète. Elle récitera pourtant cette prière tous les jours de sa vie jusqu’à sa mort. Marie lui demanda d’aller voir les prêtres pour leur dire qu’Elle souhaitait la construction d’une chapelle.
Huitième apparition – 24 février 1858
Deux ou trois cents personnes se sont rendues à la grotte. Elles voient que Bernadette a le visage très triste. Elle avance à genoux, s’arrêtant à plusieurs reprises en disant : pénitence… pénitence… pénitence. Elle précise que c’est ce que la Sainte Vierge lui a demandé : faire pénitence pour les pécheurs.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort, Amen !
Neuvième apparition – Jeudi 25 février 1858
C’est à nouveau la grande foule devant la
grotte. La Vierge confie un secret à Bernadette qu’elle ne peut dire à personne.
Elle lui demande de boire, de se laver à la source et de manger de l’herbe.
L’eau étant boueuse, Bernadette creuse plus profond jusqu’à ce que l’eau
devienne claire. Elle peut enfin se laver et boire. Beaucoup de gens pensaient
que Bernadette était devenue folle, mais ils furent vite surpris de voir que le
débit d’eau devenait énorme. Il fut évalué à 100.000 litres par jour. Les gens
ont alors bien vite parlé « d’eau miraculeuse. » Dans la soirée, Bernadette fut
soumise à un interrogatoire par le Procureur, M. Dutour.
Dixième apparition – samedi 27 février 1858
La dixième apparition eut lieu en présence de 800 personnes. Bernadette a de nouveau bu de l’eau et mangé de l’herbe comme la fois précédente.
Onzième apparition – dimanche 28 février 1858
De plus en plus de gens (1150) suivirent
Bernadette à la grotte. Le haut fonctionnaire de la gendarmerie de Tarbes était
présent avec son secrétaire. Ce dernier fut réellement impressionné ; il avoua
que l’apparition avait duré longtemps. Cette même après-midi, Bernadette fut à
nouveau interrogée par le Procureur et le chef de la police. Le directeur de
l’école locale est venu l’interroger à son domicile. Avant d’interroger
Bernadette, il pensait qu’elle devait souffrir de catalepsie. Il fut dans la
suite convaincu de l’authenticité des apparitions.
Douzième apparition – lundi 1er mars 1858
Ce jour-là, la police dénombre quelque 1500 personnes à la grotte. Bernadette boit et se lave à la source. Pour la première fois, un prêtre était présent, l’abbé Dézirat d’Omex, un petit village pas loin de Massabielle. Il observe Bernadette avec grande attention. Plus tard il évoquera la paix parfaite, l’atmosphère sacrée qui régnaient à Massabielle. Il avouera qu’il était impossible qu’un enfant puisse de lui-même inventer pareilles choses, tant la pureté et la beauté étaient évidentes. Le prêtre avoua se sentir devant la grotte comme à la porte du paradis.
Treizième apparition – mardi 2 mars 1858
Cette fois on dénombra 1600 personnes
devant la grotte. Ce jour-là Bernadette entendit ces mots : « Demandez aux
prêtres de construire une chapelle. Je veux que les gens viennent ici en
procession. »
Quatorzième apparition – mercredi 3 mars 1858
Bien que ce jour là 3 ou 4 mille personnes soient présentes, rien ne se passe. L’après-midi cependant alors qu’il ne restait qu’une centaine de personnes, la Vierge apparaît. Comme le prêtre de la paroisse l’avait demandé, Bernadette demande son nom à la Vierge. Elle se contente de sourire, mais ne répond pas.
Quinzième apparition – jeudi 4 mars 1858
Cette fois, la police dénombre quelque
20.000 personnes. La police locale doit se faire seconder par les polices des
alentours. Bernadette reste ce jour là trois quarts d’heure à Massabielle. Elle
confirme que la Dame a demandé la construction d’une chapelle et qu’elle a à
nouveau souri quand Bernadette lui a demandé son nom.
Pendant vingt jours, il n’y aura plus d’apparition. Bernadette ne se sentira plus attirée par la grotte. Elle retournera à l’école et préparera sa première communion.
Seizième apparition – jeudi 25 mars 1858
La nuit des 24 et 25 mars, Bernadette eut subitement envie de se rendre à la grotte. Elle s’y rend de bon matin avec quelques personnes ; le chef de la police les accompagne. Bernadette voit à nouveau la belle Dame. Elle assiste émerveillée à l’apparition. A trois reprises, elle demande à la Dame de lui révéler son nom. Cette fois, la belle Dame répond :
Cette déclaration de la Sainte Vierge
confirme la doctrine du pape Pie IX. Elle est « La Dame vêtue de soleil. »
Notre-Dame avait déjà proclamé son Immaculée Conception à sœur Catherine Labouré
à la rue du Bac en 1830.
Les apparitions cessèrent encore pendant un certain temps
Dix-septième apparition – mercredi 7 avril 1858
Bernadette se décida à se rendre plus tôt que d’habitude à la grotte. Comme les autres fois elle portait un cierge allumé qu’elle essayait de protéger du vent. L’extase ce mercredi dura quelque 15 minutes. Le Dr Dozous remarqua que Bernadette ne souffrait d’aucune brûlure, alors que la flamme du cierge léchait régulièrement ses doigts. A partir de ce moment, le médecin ne put plus mettre en doute l’authenticité des faits rapportés par Bernadette.
Les apparition cessèrent à nouveau et cette fois pour plus longtemps
Dix-huitième apparition – vendredi 16 juillet 1858
C’était la fête de Notre-Dame du Mont
Carmel. Bernadette sentit une forte impulsion de se rendre à la grotte. Elle s’y
rendit à huit heures du soir. Alors que l’accès direct à la grotte avait été
fermé par les autorités, Bernadette s’agenouilla, cette fois, de l’autre côté de
la rivière. Elle eut une profonde extase et quand, plus tard, on l’interrogea,
elle expliqua que la Vierge n’avait rien dit, mais qu’elle ne lui avait jamais
paru si belle.
Les parents de Bernadette connurent des
temps difficiles. Ils eurent à affronter les pressions publiques, les critiques
et nombre de personnes se détournèrent d’eux. Dans cette tourmente, Bernadette
garda tout son calme et ne manqua certaines fois pas d’humour. Malgré une santé
délicate, l’idée de rentrer au couvent germa peu à peu en elle. Elle voulait
surtout soigner les malades.
Bernadette à Nevers
Sept
années plus tard, Bernadette se décide à entrer au couvent. Avant de partir,
elle rend une dernière visite à la grotte avec sa famille, le 14 juillet 1866.
Elle portera désormais le nom de sœur Marie-Bernarde. Au début de son noviciat,
Bernadette a été invitée à raconter toute son histoire à la congrégation. Dans
la suite, il ne lui fut plus permis d’y faire encore allusion. Après avoir
longtemps enduré des crises d’asthme, elle fut atteinte de tuberculose.
Bernadette eut beaucoup à souffrir.
Bernadette est morte le mercredi 16 avril 1879 à l’âge de 35 ans. Bernadette a été déclarée sainte par le pape Pie XI, le 8 décembre 1933. Son corps que l’on peut encore voir aujourd’hui est resté parfaitement intact.
Ma note personnelle au sujet de Bernadette :
Au moment
des apparitions, Bernadette ne savait pas ce que voulaient dire les paroles de
la Vierge : « Je suis l’Immaculée Conception ». Comment une jeune fille simple
et peu instruite aurait-elle pu d’elle-même trouver cette formule qu’elle ne
comprenait même pas ?
Il a été clairement démontré que Bernadette était une jeune fille honnête et sincère. On peut comprendre que ce soit sur elle que Notre Dame ait porté son choix.
Globalement, les suites des apparitions n’ont représenté pour elle que souffrance. Lourdes est une vraie bénédiction pour le monde. Lourdes reçoit en moyenne quelque 5 millions de pèlerins.


- Fondation Marypages -
|
Notre
fondation a l'objectif de développer, élargir et maintenir le site
Internet Marypages pour favoriser la conviction catholique et surtout la
Dévotion de Marie, Notre Mère Bénie.
Si votre donation est 50 euros ou plus, vous recevrez aussi un beau rosaire bleu clair de Lourdes. N'importe quel revenu supplémentaire produit sera donné aux projets compatissants ayant une base Catholique. Nous sommes enregistrés à la Chambre de commerce Flevoland sous numéro 39100629.
Pour faire une donation, cliquez
s'il vous plaît le bouton ci-dessous. |
L'apparition suivante
de Notre Dame
aura lieu à Pontmain
en 1871
